France; carte premier jour - 1999. Cliquer pour agrandir

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Monaco; carte maximum - 1954. Cliquer pour agrandir

 

Né en 1813 à Milan et mort prématurément en 1853 à Marseille, Frédéric Ozanam a laissé dans nos mémoires l'image d'un "saint laïc". Issu d'une famille profondément chrétienne, ce fils de médecin fut l'un des inspirateurs du christianisme social. Avec Lamennais, Lacordaire et Montalembert, Frédéric Ozanam contribua au renouveau du catholicisme français dans les années 1830. Après des études secondaires à Lyon, celui que son père destinait à des études de droit monte à Paris en 1831. Par goût personnel, il mène parallèlement des études de lettres. En 1836, il est reçu docteur en droit et, achevant son cursus littéraire, Frédéric Ozanam présente sa thèse de doctorat sur "Dante et la philosophie catholique au XIIIe siècle" en 1839. L'année suivante, il obtient la première place à l'agrégation de lettres. Mais l'enseignant n'entend pas limiter son engagement social et sa foi à ses écrits. Il est particulièrement actif auprès des déshérités. Avec six compagnons, Ozanam crée, en 1833, la Société de Saint-Vincent-de-Paul. Il organise des "conférences de charité" et rend visite aux domiciles des pauvres, ces laissés-pour-compte de la société libérale qu'il dénonce du haut de sa chaire d'histoire à la Sorbonne. Là encore, pour Ozanam, il s'agit d'aller plus loin. La chanté ne suffit pas. Elle soigne les plaies mais ne prévient pas les coups qui les produisent. C'est la raison pour laquelle, afin de faire œuvre de justice, le professeur préconise la création d'associations de travailleurs pour réguler le marché de la main-d'œuvre de même qu'il prône un certain interventionnisme de l'État. Cet activisme social s'associe à une quête spirituelle et personnelle : rompre la solitude et l'isolement, créer des liens humains. La révolution de 1848 le lance dans la politique. Il fonde avec le Père Lacordaire le journal L'Ère nouvelle où il expose son programme de réformes. Son succès sera éphémère : les journées de juin lui ôtent toute audience. Le coup d'État du 2 décembre 1851 le jette dans l'opposition. Déjà à cette époque, Frédéric Ozanam commence à souffrir de la maladie qui allait l'emporter à l'âge de quarante ans. Béatifié en 1997, Ozanam a laissé à la postérité des études historiques sur la civilisation en Allemagne et en Italie ainsi que des écrits consacrés aux problèmes sociaux. Sa correspondance, qui a fait l'objet d'une publication, porte le puissant message d'un catholicisme social qui n'a rien perdu de sa force et de son actualité.

 

© 1999 Document Philatélique Officiel édité par La Poste; Collection historique des timbres-poste français.

 

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